• Caroline STIL, Diplômée de l'Ecole du Louvre
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Elisa Riverain par Melle de St Omer-1832

Description

Portrait d’Élisa Boizard, née Riverain en robe de bal

Huile sur toile

Signée en bas à gauche St Omer (Augustine Cochet de St Omer 1788 –Février 1833)

Datée en bas à gauche 1832

100,5 cm Haut X 81 cm de large (format 40 Figure)

Historique

- L’auteur : Augustine Cochet dite Mlle de Sainte Omer, née à St Omer dans le Nord de la France.

Élève de Philippe Chéry, elle peignit des scènes de genre et d’histoire, puis, fut auteur de  portraits de très grande qualité et de personnalités remarquables telles que :

-Portrait de François Fournier de Pescay (1771-1845), premier médecin d’ascendance noire, fondateur de la Société de médecine de Bruxelles, métis d’Haïti à l’origine du principe du vaccin.

-Portrait des enfants du Général et de la comtesse de Foy (Signé et daté 1826)

Format 200X153 cm. Les enfants du général d’Empire posent près du buste de leur père en marbre.

- Portrait du général Beauvais-Pocques blessé, aide de camp de Lafayette (1830) Grand format, double portrait avec la présence de la femme qui soigne le général.

-Portrait de la comtesse de Foy (1832)

- Portrait d’une femme avec un bonnet rouge et blanc à rubans (1832) Écosse.

Elle exposa régulièrement au Salon de 1812 à 1832 (une grande Cérès déchaîna les critiques) et fut une des rares femmes peintre du XIX° siècle à posséder son propre atelier ainsi qu’à y recevoir des élèves.

Elle est décédée en février 1833, peu après avoir réalisé le portrait d’Élisa et de la femme au bonnet rouge et blanc. Elle était en quelque sorte, au sommet de son art.

- Le modèle : Élisa Riverain, veuve Boizard, née à Paris, rentière, demeurant à Paris au 61 rue de Saintonge. Elle a sans doute beaucoup voyagé, s’étant rendue seule à l’âge de soixante six ans en Égypte et en Turquie en 1881 (cf passeport original). Mariée puis veuve, elle a financé un des piliers de marbre du Sacré Cœur de Montmartre. Elle a fondé et financé le pavillon Riverain dans un hôpital parisien à destination des enfants pauvres et/ou orphelins. Elle est représentée au début de sa vie et sa robe blanche évoque celle des premiers bals, telle qu’on la retrouve dans les portraits de Jeunes femmes de Berthe Morisot cinquante ans plus tard, à quelques variantes près dans les accessoires (la ceinture et les manches gigot typiques des années 1830). Elle a perdu sa maison d’Argenteuil pendant la guerre mais a conservé jusqu’à ses derniers jours son vignoble de Saône et Loire.

Constat d’état

* Support : Châssis d’origine à traverses d’angles et barre centrale sans clefs.

Toile très fine présentant une déchirure complexe importante sur environ trente-cinq centimètres de large et une moyenne de quinze centimètres de haut) allant du bord supérieur gauche jusqu’à la naissance du cou sur la gauche (zone d’arrière-plan) ; il en résulte des pertes de tension et de matière picturale. Petites déchirures (en bas dans la robe) et une grande avec lacune (en haut dans le fond, au dessus de la rupture principale).

Une oxydation naturelle de la toile et des clous a provoqué le relâchement général de la tension, sans doute accentué par le choc qui a provoqué la rupture complexe de la toile. Toute la partie basse présente des zones de bosses crées par accumulation au dos de poussières et scrupules, également par le détachement régulier sur la partie basse de la toile du châssis (oxydation plus importante des clous en bas mais aussi sur le bord gauche du châssis qui rejoint la déchirure et sur le bord droit près de la manche).

Un examen à contre-jour indique un état de fatigue général important de la toile sous la forme de micro-lacunes correspondant à des zones de fragilité qui sont très nombreuses.

Encrassement important du dos et quelques signes de présence d’insectes xylophages dans le châssis.

Couche picturale : Aspect très encrassé, orangé et mat avec une coulure à gauche courant de haut en bas. La surface est très encrassée par des émanations de tabac. L’ensemble est sombre et terne. Cette pellicule empêche la lecture de la gamme chromatique (le blanc est brun roux, les zones sombres sans détails-boucles des cheveux, végétaux. Sous cette première couche, on distingue un fin vernis jaune irrégulier (sans doute appliqué au pinceau).

Très nombreuses traces d’assises de mouches et diverses taches.

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